Historiquement perçu comme une option alternative favorable au lait de vache, le lait d'avoine est aujourd'hui contesté par certains spécialistes de la nutrition.
Bien que sa saveur agréable et sa texture crémeuse séduisent de nombreux consommateurs recherchant des substituts laitiers, ce produit présente un inconvénient majeur : son niveau élevé de glucides.
En Australie, la nutritionniste Sally O'Neil tire la sonnette d'alarme sur cette boisson, affirmant qu'elle n'est pas aussi bénéfique que le public le pense. Selon elle, « une seule tasse peut contenir l'équivalent de glucides retrouvés dans quatre tranches de pain blanc », une information qui pourrait choquer les adeptes des régimes à faible teneur en sucre.
Un produit hautement transformé
Au-delà de sa composition, le mode de fabrication du lait d'avoine soulève des interrogations. Sally O'Neil précise que ce lait n'est pas une alternative saine. La transformation de l'avoine implique souvent des enzymes industrielles, ce qui modifie le produit final de manière significative par rapport à l'avoine brute.
De plus, certaines marques ajoutent des huiles végétales pour améliorer la texture. Toutefois, ces huiles peuvent se dégrader rapidement et favoriser l'inflammation. Contrairement aux idées reçues, le lait d'avoine ne possède pas la même richesse nutritive que l'avoine intacte. La transformation entraîne une perte de nutriments essentiels, obligeant les fabricants à enrichir leurs produits artificiellement.
Pire encore, certains laits d'avoine contiennent jusqu'à 16 g de sucre ajouté par portion, soit l'équivalent de quatre cuillères à café, une donnée cruciale pour quiconque surveille sa consommation de sucre.
Des effets indésirables sur la digestion
Pour les personnes au système digestif sensible, le lait d'avoine peut poser des problèmes. Les épaississants et stabilisants ajoutés pour prolonger la conservation peuvent entraîner des désagréments digestifs. Même si l'on opte pour un lait d'avoine biologique, la nutritionniste rappelle que c'est une « boisson riche en glucides, naturellement sucrée ».
Quelles alternatives ?
Quel choix privilégier alors ? Le lait de coco, par exemple, présente aussi des inconvénients : une tasse peut contenir un quart de l'apport quotidien recommandé en graisses saturées tout en fournissant peu de protéines, contrairement au lait écrémé, qui en offre environ 8 g par portion.
De plus, de nombreux laits végétaux affichés comme « sans sucre ajouté » contiennent du lait de riz, qui, comme le sucre, a un index glycémique élevé et une forte teneur en glucides, susceptible d'influencer la glycémie. En réponse à ces préoccupations, Sally O'Neil recommande le lait d'amande non sucré, qui est plus faible en glucides, ou le lait entier biologique pour ceux qui tolèrent les produits laitiers.







