Lorsqu'on part à la montagne, la question se pose : doit-on ajuster son alimentation ? La nutritionniste Carolina Villalta, experte en nutrition, nous éclaire sur ce sujet qui suscite de nombreuses interrogations. Est-ce une nécessité biologique ou juste une excuse pour déguster plus de fromages ?
Alimentation en altitude : une nécessité ?
En altitude, notre organisme est confronté à un air moins dense en oxygène. Selon Carolina Villalta, cela entraîne une adaptation nécessitant une augmentation de nos apports nutritifs. Elle explique que « l'air est plus rare, ce qui accroît la demande en oxygène et donc notre métabolisme ». Cela se traduit par une dépense énergétique supérieure, allant jusqu'à 300 calories brûlées par heure d'activité.
Repas en montagne : la bonne approche
Bien qu'il soit vrai que l'on dépense plus de calories, cela ne signifie pas qu'il faille consommer des repas excessivement riches. Carolina Villalta souligne que « nous avons tendance à surestimer nos besoins caloriques ». Plutôt que d'enchaîner les repas lourds, elle recommande d'opter pour des collations à faible apport calorique et de favoriser un petit-déjeuner riche en glucides, un déjeuner équilibré, et une modération le soir face aux excès.
Hydratation : essentielle en altitude
L'hydratation est également cruciale lors de séjours en montagne. La nutritionniste précise que « notre corps perd plus d'eau en altitude, même si cela ne se traduit pas toujours par une forte transpiration ». Il est donc recommandé de boire entre 3 et 4 litres d'eau par jour pour compenser cette perte. L'air sec, couplé avec le soleil et le vent, accentue l'évaporation, rendant une bonne hydratation indispensable.







