Une récente recherche australienne a mis en lumière des changements nécessaires pour réguler la consommation des boissons énergisantes parmi les jeunes. Enjeu de santé publique, cette problématique touche un secteur en pleine expansion dépassant les 30 milliards de dollars de chiffre d'affaires. Les effets secondaires néfastes comme les maux de tête, les nausées, ou encore les troubles cardiaques deviennent de plus en plus fréquents, notamment chez les adolescents après des excès de caféine. Les chercheurs australiens se sont penchés sur la compréhension des jeunes à l'égard de ces boissons, sur les facteurs qui influencent leur consommation, et sur les moyens d'atténuer ces risques. Leurs résultats sont publiés dans le Journal of Nutrition Education and Behavior.
Des connaissances insuffisantes
L'étude a interrogé 41 participants âgés de 12 à 25 ans, révélant que 73 % d'entre eux avaient déjà consommé des boissons énergisantes, souvent en grande quantité. À travers des discussions organisées, les chercheurs ont constaté que les jeunes avaient une compréhension limitée des ingrédients et des effets de ces boissons. Bien qu'ils sachent que les boissons contiennent de la caféine et du sucre, leur connaissance s'arrêtait là. Les jeunes ont indiqué que l'accessibilité facile à ces produits ainsi que leur aspect énergisant étaient les principaux facteurs les incitant à en consommer, suivi du goût, qui peut aussi faire office d'argument dissuasif.
Stratégies à mettre en œuvre
Pour contrer cette tendance, les chercheurs proposent d'améliorer les connaissances sur la composition et les effets des boissons énergisantes. Beaucoup de jeunes participants ont souligné avoir ressenti des troubles de santé ou connaître des personnes ayant souffert de conséquences négatives après consommation excessive. Ils ont également mentionné l'influence des publicités et des promotions qui incitent à la consommation.
Les jeunes ont proposé plusieurs mesures pour réduire la consommation, notamment :
- Renforcer les restrictions sur la vente et l'accessibilité des boissons énergisantes.
- Augmenter les prix et modifier l'emballage pour en réduire l'attrait.
- Limiter la visibilité dans les points de vente et promouvoir l'éducation sur leurs effets nocifs.







