Un nouvel éclairage sur la nutrition révèle que les régimes riches en friture, en charcuteries et en sucres peuvent fortement augmenter les risques de maladies cardiovasculaires. Cette affirmation provient d'une étude menée par des chercheurs de l'Université d'Alabama, publiée dans la revue médicale Circulation de l'American Heart Association.
Une étude portant sur 17 418 Américains
Les scientifiques ont analysé les habitudes alimentaires de 17 418 Américains âgés de plus de 45 ans pendant une période de six ans. Quatre types de régimes ont été étudiés :
- Un régime équilibré à base de légumes, protéines et féculents
- Un régime riche en sucres
- Un régime composé de légumes et d'alcool
- Une alimentation principalement à base de fritures, sucres et charcuteries
Les dangers du régime frit
Les résultats ont révélé que ceux qui privilégient les aliments frits (comme le poulet frit et le bacon) et les sodas courent un risque plus élevé pour leur santé cardiaque. En effet, leurs habitudes alimentaires s'avèrent plus nuisibles comparées à celles d'individus consommant des pâtes, des pizzas ou divers plats issus de la cuisine mexicaine ou chinoise. Même ceux ayant une alimentation très sucrée ou alcoolisée mais riche en légumes ne semblent pas aussi à risque.
Un appel à la prudence pour tous
« Quel que soit votre sexe, votre ethnie ou votre lieu de résidence, les amateurs de la cuisine du Sud doivent prendre conscience du risque accru de maladies cardiovasculaires et envisager de modifier leur mode de vie », avertit James Shikany, épidémiologiste à l'Université d'Alabama et auteur principal de cette recherche.
Il est crucial d'améliorer les régimes alimentaires à l'échelle mondiale afin de réduire les risques de maladies cardiovasculaires, qui entraînent des millions de décès chaque année. En Europe, ces maladies causent deux fois plus de décès que le cancer, frappant environ quatre millions de personnes annuellement : 1,8 million de décès dus à des maladies coronariennes, un million à cause d'accidents vasculaires cérébraux et 1,2 million pour d'autres maladies cardiaques.







