Pour un lendemain de fête ou une douce déclaration d’amour, elle est si réconfortante ! Julien Ponceblanc, dans son Journal d'un amoureux des soupes, partage sa passion pour les veloutés et autres potages.
Pour Julien Ponceblanc, la soupe est bien plus qu'un plat : c’est une véritable histoire. Diplômé de l'ESSEC, il a consacré sa carrière à cette passion, notamment en lançant Greenshoot, une marque de potages frais. Dans son ouvrage, Journal d'un amoureux des soupes, il associe chaque recette à une expérience personnelle ou à une saison, comme dans un journal intime. “Je voulais évoquer des tranches de vie tout en montrant que le potage offre des combinaisons infinies, semblable à ma passion pour la crème glacée”, confie-t-il.
Recettes pour toutes les émotions
L’auteur propose des recettes adaptées aux joies et aux peines de la vie quotidienne. Pour une gueule de bois, il présente la Soupe Lendemain de fête, à base de chou-fleur, coco, cajou et curcuma, un mélange si savoureux qu'il peut être apprécié même sans mal de tête. De même, la Soupe de rupture amoureuse, un gaspacho à la rhubarbe et framboise, témoigne d'une expérience personnelle du 11 mai.
Un partage authentique
“Je souhaite créer une connexion avec le lecteur à travers des instants universels”, insiste-t-il. Ainsi, la soupe du Soir de déclaration d'impôt est volontairement aigre, reflétant davantage ses émotions. Son livre mêle voyages, humour et subversion, tout en étant accompagné des photographies épurées et surprenantes de Caroline Faccioli. Chaque recette, comme celle de la soupe Ronald, une version équilibrée du Big Mac, offre une manière ludique de savourer sans culpabilité.
Julien Ponceblanc rappelle que la soupe ne doit pas être perçue comme un art complexe : “C'est modeste et simple. Contrairement à la cuisine traditionnelle française, elle est une toile vierge où l’on peut jouer avec les goûts et les textures.” Son livre propose ainsi une grammaire de la soupe, permettant à chacun d’y ajouter sa propre touche.
Chaque lecteur est invité à s’approprier son journal de soupes, car au final, “bien manger” doit rimer avec simplicité. Nourri par son héritage familial, il privilégie les ingrédients naturels et de saison, et bien qu'il évite les saucisses, il se permet quelques produits laitiers, car “même la plus riche des soupes n'égale pas une part de tiramisu !”
La recette de : Soupe de patates douces
- 200 g de patates douces
- 15 cl de lait de soja
- 70 g de crème de coco
- 15 g de gingembre frais râpé
- 2 c. à s. de tapioca en poudre
- 3 c. à s. d'huile d'olive
- 2 c. à c. de graines de pavot
- 1 pincée de sel de l'Himalaya
Peler et couper les patates douces, les cuire dans 40 cl d'eau salée avec le lait de soja, la crème de coco et le tapioca. Dans un saladier, mixer le bouillon avec les patates douces, ajouter l'huile d'olive et le gingembre, puis répartir dans des bols et parsemer de graines de pavot.







