La consommation de féculents a sensiblement baissé parmi la population française. Cette tendance inquiète beaucoup, car elle est souvent liée à la peur de prendre du poids. Cependant, il est essentiel de comprendre que varier son alimentation est primordial. Réduire notre apport en féculents pourrait ne pas être la meilleure solution.
Féculents et prise de poids : démystification
Les féculents n'entraînent pas de prise de poids, à condition qu'ils soient cuits correctement et que l'on opte pour des produits non raffinés. Malgré des décennies de recommandations alimentaires, la consommation de pain et de pommes de terre a chuté de manière drastique, de près de 50 %. Pourtant, lorsqu'ils sont consommés avec modération, les féculents peuvent être bénéfiques, car ils régulent l'appétit et aident à éviter les fringales entre les repas.
- Le pain : riche en glucides, il est naturellement faible en matières grasses (moins de 2 %). Cependant, les garnitures riches en calories, comme le beurre et les rillettes, peuvent rapidement augmenter l'apport calorique. Notez que 40 g de pain fournit autant de glucides que 100 g de féculents cuits, mais avec un volume plus faible, ce qui peut rendre le rassasiement plus difficile.
- Les pommes de terre : cuites à l'eau ou à la vapeur, elles n'apportent que 80 cal/100 g. Il est important de les éviter sous forme de frites ou de chips, qui peuvent atteindre jusqu'à 558 cal/100 g.
Un manque de consommation chez les Français
Les résultats d'une étude récente menée par Nutrinet* révèlent que 35 % des hommes et 66 % des femmes en France consomment moins de féculents que les recommandations nutritionnelles. Les conseils tels que « manger 3 produits laitiers par jour » ou « 5 fruits et légumes par jour » semblent bien intégrés dans les habitudes alimentaires, tandis que seulement 22 % des participants connaissent la recommandation du Programme national nutrition santé (PNNS) d'inclure 3 à 6 portions de féculents par jour.
Le pain reste le premier contributeur aux apports en féculents, représentant 45 % des consommations, suivi des pommes de terre (20 %), des pâtes (17 %) et du riz (8,5 %).
* Source : www.etude-nutrinet-sante.fr







