En Europe, les consommateurs font face à des étiquettes de viande souvent trompeuses, comme le rapporte le Bureau européen des unions de consommateurs (Beuc).
Acheter de la bonne viande revêt de plus en plus de complexité. D'après des analyses réalisées par sept organismes membres, le Beuc souligne que les produits carnés "ne satisfont pas toujours les attentes des consommateurs, même sans intention de tromper."
Les différentes formes de tromperies
Les abus dans l'étiquetage des produits peuvent revêtir plusieurs formes. Par exemple, l'appelation "filet américain préparé" est réservée uniquement à des produits composés de viande de bœuf ou de cheval. À l'inverse, certains articles marqués "préparés du chef" peuvent contenir du porc, signalent les experts dans le rapport du Beuc.
Les étiquettes peuvent également manquer de clarté. Certaines n'indiquent pas la quantité réelle de viande contenue dans la préparation, voire fournissent une information erronée.
Impact sur la qualité perçue
Les ambiguïtés dans l'étiquetage peuvent induire le consommateur en erreur concernant la qualité de la viande. Par exemple, "sans précisions sur une viande séparée mécaniquement," un consommateur pourrait inconsciemment ingérer des parties résiduelles laissées sur la carcasse d'un animal, après la découpe principale.
Monique Goyens, directrice générale du Beuc, souligne l'impératif pour les autorités des États membres de l'Union européenne d'augmenter la fréquence des contrôles pour garantir des étiquettes claires et précises.
Dans une démarche pour sensibiliser le public concernant la qualité des viandes étiquetées, le Beuc a récemment lancé un hashtag engageant sur les réseaux sociaux : #honestmeatlabels.







