Une nouvelle fois, l'industrie agroalimentaire est mise en cause pour les dangers potentiels de ses produits. Des études viennent d'évaluer que les barres chocolatées Kinder, fabriquées par Ferrero, contiennent des taux inquiétants d'hydrocarbures d'huiles minérales (MOH), substances reconnues comme cancérogènes.
Des résultats alarmants sur les barres chocolatées
L'association allemande Foodwatch a récemment testé une vingtaine de barres chocolatées et de chips, révélant que trois de ces produits présentent des niveaux préoccupants d'hydrocarbures d'huiles minérales. Les huiles minérales pourraient être issues tant du chocolat lui-même que de l'emballage ou des équipements de production. Les emballages fabriqués à partir de papier recyclé sont particulièrement incriminés, car ils contiennent ces hydrocarbures ainsi que 250 autres substances chimiques pouvant migrer vers les aliments.
Les risques associés aux MOH
Selon l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), la consommation excessive de MOH pourrait présenter des dangers pour la santé, notamment des risques cancérogènes. L'agence souligne la nécessité de réévaluer les doses journalières acceptables pour certains types de MOH dans les produits alimentaires, en raison de préoccupations concernant leur pertinence toxicologique.
Réaction de Ferrero face aux accusations
Suite à ces révélations, Ferrero a réagi par le biais d'un communiqué, indiquant que "les traces d'huiles minérales se retrouvent presque partout dans l'environnement" et peuvent être transférées vers les aliments par divers biais, y compris les encres d'impression issues de matériaux recyclés. L'entreprise assure également qu'elle utilise exclusivement des fibres vierges provenant de sources durables et ne recourt pas à des matériaux recyclés pour son emballage principal.







