Une enquête de 60 millions de consommateurs analyse la teneur excessive en sel des baguettes et les dangers potentiels des croissants proposés par les grandes enseignes.
Bien que baguette et croissants soient des symboles de la gastronomie française, leur environnement caché pourrait bien ternir cette image. Le numéro de mars du magazine 60 millions de consommateurs, disponible en kiosque depuis le 23 février, s'est penché sur la composition nutritionnelle de ces produits populaires, en examinant notamment ceux des grandes chaînes et des enseignes à cuisson rapide. Entre résidus de pesticides et analyse de la qualité nutritionnelle, l'évaluation de 13 baguettes et 13 croissants a révélé des résultats préoccupants.
Des niveaux de sel alarmants dans le pain
La majorité des baguettes analysées présentent une teneur en sel encore trop élevée. Par exemple, la Mie câline se classe dernière avec près de 0,9 g de sel par portion de 50 g, ce qui représente un cinquième de l'apport quotidien recommandé par l'Organisation mondiale de la santé, qui conseille de ne pas dépasser 5 g de sel par jour. En outre, ces baguettes fabriquées à partir de farine raffinée manquent cruellement en fibres, rendant leur consommation encore plus néfaste pour la santé, en favorisant une absorption rapide des glucides dans le sang.
Le croissant, un véritable danger calorique
Quant aux croissants, leur version au beurre affiche en moyenne 12,5 g de matières grasses sur 55 g, principalement sous forme de graisses saturées, considérées comme nuisibles pour le système cardiovasculaire. De plus, ces croissants sont dénués de fibres et contiennent une quantité significative de sucres, les plaçant dans la catégorie des "bombes caloriques". Parmi les moins bien notés figurent les croissants de Système U et E. Leclerc.
Problèmes de propreté alarmants
L'analyse a également révélé que la moitié des croissants examinés contiennent entre un et trois résidus de pesticides, issus des cultures de blé. Deux insecticides, le pyrimimophos-méthyl et la cyperméthrine, ont été détectés, bien qu'en faibles quantités. Cependant, leurs impacts cumulés avec d'autres résidus alimentaires suscitent des inquiétudes. Les croissants de Marie Blachère, Casino et Banette se suivent en bas du classement de l'étude.
Sur un autre volet, des mycotoxines, substances toxiques produites par certaines moisissures, ont été détectées dans cinq marques de croissants. Ces contaminations, bien qu'à des niveaux inférieurs aux seuils maximaux, peuvent provoquer des allergies et des vomissements. Les baguettes ont également montré des traces de mycotoxines, mais en quantités très faibles. À noter, le pain d'Intermarché et le croissant Monoprix se distinguent pour leur absence de substances potentiellement dangereuses.







