Ce n'est pas un simple hasard si ce far breton a été couronné meilleur du monde. Son charme réside dans un secret bien gardé...
Traditionnellement, le far désignait, à ses débuts, un plat salé. Au XVIIIe siècle, il s’agissait d’une bouillie de sarrasin servie avec de la viande ou du poisson. Ce n’est que bien plus tard, au XIXe siècle, qu'il a évolué en version sucrée, d’abord nature, puis enrichie de pruneaux. Aujourd’hui, sa préparation se compose principalement de farine de blé, d'œufs, de sucre, de lait entier et d’un peu de beurre salé, utilisé pour graisser le moule.
Qu'est-ce qui explique l'attrait pour le far breton? Sa texture ferme, épaisse et onctueuse contribue autant à son succès que sa surface dorée. Une astuce méconnue permet d’obtenir cette délicieuse croûte : la maman de la @lafoodloveuse, dont la recette familiale a remporté la coupe du monde du far breton, a partagé son secret sur Instagram.
Bien qu’elle respecte une recette classique pour l’appareil, elle commence par mélanger 200 g de farine, 200 g de sucre, 2 sachets de sucre vanillé, une pincée de sel et 5 œufs. Cette préparation doit être effectuée de façon à éviter les grumeaux, en fouettant vigoureusement du centre vers l’extérieur. Ensuite, 50 cl de lait légèrement chauffé et un petit bouchon de rhum (un ajout facultatif) sont incorporés.
Voici le moment décisif. Plutôt que de frotter le moule avec du beurre, notre experte fait fondre 50 g de beurre salé au four jusqu'à ce qu'il devienne noisette. Elle verse ensuite sa pâte par-dessus, et magie, le beurre remonte à la surface, laissant place à une croûte dorée et savoureuse.
Finalement, le far doit être cuit pendant 30 minutes à 210°C. "Vous n’aurez pas meilleur far breton!" s’enthousiasme le tandem mère-fille, toujours impressionné par leur création tout juste sortie du four. Le meilleur moment pour le déguster? Lorsqu'il est encore tiède...







