Les pinnatoxines, des biotoxines marines émergentes, ont été identifiées pour la première fois en 2011 dans des moules de Méditerranée, plus précisément dans la lagune d'Ingril, située dans l'Hérault. Depuis cette découverte, des analyses ont révélé des niveaux élevés de ces substances dans les moules de cette région, mais également dans d'autres lagunes méditerranéennes et le long des côtes atlantiques et corses.
Un état de vigilance requis
Aucun cas d'intoxication lié aux pinnatoxines n'a été rapporté à ce jour chez l'Homme, que ce soit en France ou ailleurs. Cependant, les recherches expérimentales menées par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) sur des souris ont révélé des effets toxiques aigus, pouvant être mortels en cas d'ingestion à forte dose.
Recommandations de l'Anses
Face à ces préoccupations, l'Anses a été sollicitée par les ministères de l'Agriculture et de la Santé pour évaluer la situation. Elle préconise plusieurs mesures :
- Mettre en place une surveillance régulière des micro-algues marines, en particulier le Vulcanodinium rugosum, responsable de la production de pinnatoxines.
- Surveiller les niveaux de pinnatoxines dans les coquillages provenant des zones de production comme Ingril et Thau.
- Établir une cartographie des algues V. rugosum sur toutes les côtes métropolitaines afin d’assurer une vigilance accrue, notamment dans les lagunes méditerranéennes.
Des recherches complémentaires sont également en cours pour évaluer les effets potentiels de la consommation de ces coquillages sur la santé humaine.







