Dans un contexte où la gastronomie mondiale évolue sans cesse, le jury des "50 Meilleurs Restaurants du Monde" s'est réuni à Londres pour discuter des nouvelles orientations de leur classement. L'objectif est clair : apporter des nuances et une plus grande crédibilité à leurs choix.
Les enjeux du vote international
La rencontre s'est tenue au prestigieux restaurant Le Sketch, dirigé par le chef Pierre Gagnaire, un habitué des premières places du classement. Les discussions ont tourné autour des défis rencontrés par les membres du jury pour sélectionner un groupe cohérent de trente jurés capables de voyager et d'évaluer efficacement les établissements dans leurs régions respectives. En effet, il n'est pas évident pour un juré d'Amérique du Sud d'être au fait des meilleures tables au Liban.
Définir le "meilleur" en cuisine
Yumiko Inukai, représentante du jury japonais, a soulevé une question cruciale : comment définir le "meilleur" restaurant ? Au Japon, il est courant de segmenter les restaurants par catégories spécifiques, comme celui offrant les meilleurs bentos ou tempuras. L'équipe rédactionnelle a proposé de se concentrer sur l'expérience globale, englobant le goût, le service et l'ambiance, un changement favorable qui semble avoir trouvé écho.
Un classement plus diversifié
Une autre préoccupation exprimée par les jurés était l'absence, encore une fois, de restaurants asiatiques parmi les cinquante premiers. De nombreux jurés ont insisté sur le fait que plusieurs établissements à Singapour mériteraient une place d'honneur dans ce classement. Pour pallier ce déséquilibre, le magazine a décidé d'introduire un classement Top 10 par pays, ce qui permettra aux membres du jury de promouvoir plus facilement les talents culinaires souvent sous-représentés. Ainsi, ce nouveau format facilitera et élargira les horizons des classements, tout en respectant l'intégrité des votes.







