Récemment, une étude de l'Inserm a mis en lumière un lien préoccupant entre la consommation quotidienne d'édulcorants et un risque accru de cancer. Maintenant, les chercheurs soulignent également les risques potentiels pour la santé cardiovasculaire.
Dans une étude publiée dans le British Medical Journal, les chercheurs de l'Inserm, de l'INRAE, du Cnam et de l'Université Sorbonne Paris Nord ont exploré le lien entre la consommation d'édulcorants et le développement de maladies cardiovasculaires. L'analyse s'est appuyée sur des données provenant de plus de 100 000 adultes français participants à l'étude NutriNet-Santé, suivi de 2009 à 2021.
Les effets des édulcorants sur la santé
L'utilisation des édulcorants artificiels, tels que l'aspartame et l'acésulfame-K, s'est répandue dans de nombreux produits alimentaires comme alternatives aux sucres ajoutés. Cependant, les débats autour de leur innocuité persistent. Les chercheurs affirment que, malgré des études épidémiologiques précédentes ayant suggéré un lien entre les boissons édulcorées et les maladies cardiovasculaires, aucune recherche n'avait jusqu'à présent examiné l'impact de l'ensemble des édulcorants sur la santé.
Les données ont révélé que la consommation d'édulcorants était liée à une augmentation du risque, en particulier pour les maladies cérérovasculaires. En ce qui concerne les types spécifiques d'édulcorants, l'aspartame a montré un lien plus fort avec les maladies cérébrovasculaires, tandis que l'acésulfame-K et le sucralose étaient associés aux maladies coronariennes.
Conclusion sur les édulcorants
Les résultats de cette étude à grande échelle confirment les préoccupations croissantes concernant les effets des édulcorants sur la santé cardiaque. "Cette étude souligne que les édulcorants présents dans de nombreux aliments et boissons pourraient constituer un facteur de risque accru de maladies cardiovasculaires", déclare Charlotte Debras, principale auteure de l'étude.
Source : Artificial sweeteners and risk of cardiovascular diseases: results from the prospective NutriNet-Santé cohort, British Medical Journal, septembre 2022







