Le chef du Meurice succède à Anne-Sophie Pic
Célébré pour son approche contemporaine, Yannick Alléno a hissé le célèbre palace parisien à sa troisième étoile en 2007.
Chaque année, la revue Le Chef établit un classement des chefs cuisiniers, sollicitant leurs pairs pour désigner celui qui a le mieux incarné la profession. C'est une élection à la fois sérieuse et festive, qui ne cherche pas à déterminer le meilleur, mais celui qui a fait briller la gastronomie tout au long de l'année. En effet, les chefs, souvent absorbés par leur passion, trouvent peu de temps pour répondre à cette question.
Créativité rigoureuse
Cette année, le choix s'est porté sur Yannick Alléno, l'éminent chef du Meurice. Avec plus de 6 000 chefs français derrière lui, Alléno remporte un prix particulièrement symbolique. Le palmarès 2008 s'est également enrichi de nouvelles récompenses, comme celle du "pâtissier de l'année" attribuée à Philippe Rigollot (Maison Pic, Valence) et du "sommelier de l'année" remis à Antoine Pétrus (Les Ambassadeurs, Hôtel de Crillon, Paris). Alléno succède à des figures emblématiques telles qu'Anne-Sophie Pic (2007) et Alain Ducasse (2000).
Après un parcours en hôtellerie et un apprentissage en pâtisserie, Yannick Alléno commence sa carrière comme commis à l'Hôtel Monceau à Paris. Une expérience marquante au Japon enrichit sa vision culinaire, mettant en avant le raffinement et l'attention aux détails. Il obtient sa première étoile Michelin à l'Hôtel Scribe, suivie d'une deuxième plus tard. En 2003, il rejoint le Meurice, où il décroche rapidement la deuxième étoile, et atteint l'apogée de sa carrière avec un troisième macaron en 2007.
Aujourd'hui, Yannick Alléno dirige une brigade de 74 cuisiniers au Meurice, proposant entre 80 et 100 nouvelles créations par an. Parmi ses œuvres, des plats emblématiques comme la "gelée de bulot aux langues d'oursins" témoignent de sa vision innovante d'une cuisine moderne, alliant tradition et influences du monde entier, notamment japonaises.







