Dans l'univers des super-baies, souvent mises en avant comme l’açaï, le goji ou la cranberry, la mûre se distingue par sa proximité et sa facilité d'accès. Du mois d’août à octobre, ceux qui n'hésitent pas à se salir pour savourer ses délices la cueillent joyeusement dans les buissons d'épineux le long des chemins de campagne. Pour les autres, l'option de l'achats sur les marchés s'offre à eux, où elle est vendue dans de petites barquettes. Astuce pratique : vérifiez toujours le fond du contenant pour repérer les fruits écrasés, susceptibles d'entraîner une détérioration des autres.
La mûre, comme toutes les baies colorées, est riche en antioxydants. Sa belle teinte violette est due à des anthocyanidines, des pigments bénéfiques, ainsi qu'à l’acide ellagique, un tanin qui peut parfois provoquer une légère astringence. Les bénéfices de ces composants sont significatifs : l'acide ellagique aide à diminuer le cholestérol, réduisant ainsi le risque de formations de plaques dans les artères. Il présente également un effet antimicrobien qui contribue à la lutte contre les infections, et fait l'objet de recherches pour un potentiel anticancer, selon la diététicienne Caroline Gayet. En ce qui concerne les anthocyanidines, elles favorisent une circulation sanguine optimale et protègent les cellules des dommages causés par les radicaux libres.
Vitamine C et manganèse : l'équipe pour une peau éclatante
En parallèle de ces polyphénols, la mûre regorge de vitamines et de minéraux qui aident à lutter contre l'oxydation cellulaire. Ainsi, une portion de 100 grammes couvre 70 % des besoins quotidiens en manganèse et 20 % en vitamine C. Caroline Gayet précise que le manganèse prévient les dommages dus aux radicaux libres et intervient dans de nombreux processus métaboliques. Bien que moins concentrée, la vitamine C n’en reste pas moins essentielle : elle est antioxydante, aide à la cicatrisation et favorise l’absorption du fer. Ce qui rend la mûre spéciale, c'est sa capacité à fournir une large diversité d'antioxydants qui interagissent harmonieusement sans compétition entre eux.
Sauvages et savoureuses : les bienfaits des mûres sauvages
Les mûres sauvages poussent dans divers environnements tempérés et étaient déjà consommées par les chasseurs-cueilleurs au néolithique. Elles se distinguent par leur taille plus petite et leur saveur plus intense comparées à leurs homologues cultivées, qui sont plus grosses et plus sucrées grâce à une sélection de la ronce commune. Bien que rares à déguster fraîches, elles se conservent parfaitement par congélation.
Il est bon de noter que la congélation et la cuisson préservent la majorité des antioxydants, sauf pour la vitamine C, qui est sensible à la chaleur. C’est donc une excellente parenthèse pour profiter des bienfaits de ces petites baies tout au long de l'année. Pour les amateurs, bien que délicieuse, la confiture de mûre doit être consommée avec modération, en raison de son apport en sucre!







