Devenir végétarien peut être un défi, non seulement sur le plan psychologique, mais aussi génétique. Des chercheurs de l’université Northwestern aux États-Unis ont récemment mis en avant l’idée que certains gènes pourraient faciliter, ou au contraire compliquer, cette transition alimentaire.
Des gènes révélateurs du végétarisme
Une étude portant sur 5 324 Britanniques adeptes d’un régime végétarien strict, comparée à celle de 329 455 non-végétariens, a mis en lumière des résultats surprenants. Les chercheurs ont découvert l’existence de gènes spécifiques chez les végétariens, en particulier deux gènes impliqués dans le métabolisme des graisses et le bon fonctionnement du cerveau.
Ce constat soulève des questions intéressantes : "Il est possible que les graisses contenues dans la viande soient essentielles pour le corps. Certaines personnes, grâce à ces gènes du végétarisme, pourraient synthétiser ces graisses elles-mêmes, réduisant ainsi leur besoin de consommer des produits carnés", expliquent les scientifiques. Cependant, cette hypothèse reste à confirmer et doit être interprétée avec prudence.
Un régime à la portée de certains ?
Alors que le végétarisme présente de nombreux avantages, comme une diminution des risques de maladies cardiovasculaires, d’obésité ou de migraines, ce régime n'est pas adapté à tout le monde. En France, seulement 2 à 3 % de la population choisit de ne pas consommer de viande, et de nombreux individus rencontrent encore des obstacles dans leur lutte contre l’attrait de la viande et du poisson. La lutte contre ces désirs alimentaires pourrait donc s'avérer liée, au moins en partie, à notre héritage génétique.
Source : PLOS ONE







