D'après les chercheurs qui ont observé cette expérience fascinante, il est primordial d'adopter un régime alimentaire équilibré, en adéquation avec son mode de vie et ses besoins personnels.
Après avoir escaladé le Mont Blanc pour étudier les effets de l'altitude, ou encore évalué les impacts de diverses durées d'entraînement, les jumeaux britanniques Hugo et Ross Turner, âgés de 36 ans, se sont lancés dans un nouveau défi passionnant : comparer les effets d'un régime riche en lipides et d'un autre riche en glucides.
Des régimes stricts pour une évaluation précise
Dans cette expérience encadrée par des chercheurs de l'Université de Loughborough, les jumeaux ont suivi des régimes alimentaires rigoureux pendant plusieurs semaines tout en maintenant des routines d'entraînement identiques. Leur objectif ? Déterminer si l'un des régimes pouvait être plus bénéfique pour la santé.
Ross a intégré 500 calories supplémentaires provenant de glucides dans son régime quotidien, tandis qu'Hugo a opté pour un apport équivalent, mais en matières grasses. Pour assurer l'intégrité des résultats, leurs régimes alimentaires restaient presque identiques, permettant ainsi d'étudier les effets spécifiques de l'apport calorique additionnel. À la fin des douze semaines, des résultats significatifs ont été observés entre les deux frères.
Des résultats révélateurs mais nuancés
Hugo, qui avait favorisé les graisses (huile d'olive, beurre, noix, œufs, avocat…), a constaté une augmentation de sa masse musculaire. Toutefois, cette prise de muscle s'accompagnait d'une fatigue persistante et d'une sensation de faim constante. « Je ne me sentais jamais bien », confie-t-il. « Je mangeais au moins six fois par jour, mais je n'étais jamais rassasié, j'avais toujours faim. »
De son côté, Ross, avec un apport plus conséquent en glucides, a légèrement perdu de masse musculaire, mais a également vu sa graisse corporelle diminuer et ses performances physiques s'améliorer. Son régime lui procurait une sensation de satiété plus durable, même s'il éprouvait des envies accrues de collations grasses.
Bien que cette expérience illustre les effets variés selon le type de macronutriment, elle ne permet pas d'établir une nette supériorité d'un régime par rapport à l'autre. Les chercheurs insistent sur le fait que l'échantillon étudié est trop limité pour tirer des conclusions définitives. En définitive, comme le souligne l'équipe scientifique du projet, « l'important est de suivre un régime alimentaire sain et varié. »







