À partir de ce vendredi, l'accès libre aux sodas sera révolu en France. Cette mesure concerne les fontaines à sodas, c'est-à-dire les boissons contenant des édulcorants de synthèse ou des sucres ajoutés.
Les établissements tels que restaurants et clubs de vacances, où les sodas étaient facilement accessibles, devront désormais se conformer à la loi. Cette interdiction entre en vigueur le 27 janvier 2017, touchant tous les lieux de restauration ouverts au public ainsi que les établissements scolaires. Un arrêté publié le 26 janvier au Journal officiel précise cette nouvelle législation.
Quelles boissons sont concernées par l'interdiction ?
La liste des boissons visées par cette restriction est exhaustive : elle inclut les boissons gazeuses et non gazeuses aromatisées, ainsi que les concentrés comme les sirops de fruits. Sont également mentionnées les boissons à base d'eau, de lait et de fruits, à condition qu'elles contiennent des sucres ajoutés ou des édulcorants. Cela inclut aussi les nectars de fruits et de légumes.
Objectifs et controverses autour des boissons light
Cet arrêté vise avant tout un enjeu sanitaire face à l'augmentation alarmante du surpoids, de l'obésité et du diabète de type 2, particulièrement chez les jeunes. En supprimant les fontaines à sodas, les autorités cherchent à diminuer l'attrait des boissons sucrées et des édulcorants de synthèse.
De plus, des études américaines, notamment celles menées par l'université Johns Hopkins, suggèrent que les boissons allégées peuvent paradoxalement inciter à consommer davantage de calories en stimulant le circuit de la récompense dans le cerveau. Ainsi, il est possible que les boissons light ne favorisent pas la perte de poids, mais incitent plutôt à une consommation accrue de sucreries.







