Adopter un rythme alimentaire basé sur de plus petites portions et davantage de repas a-t-il des bénéfices réels ? De nombreuses personnes cherchant à perdre du poids penchent pour cette approche. Découvrons ce qu'il en est.
Il ne s'agit pas de multiplier les repas à outrance, mais plutôt de les structurer judicieusement pour conserver une même densité calorique quotidienne. Damien Galtier, diététicien, explique : « L'idée est de répartir ses apports alimentaires tout au long de la journée, tout en restant vigilant sur la qualité de ce que l'on consomme. »
Plus de repas, mais une même quantité de calories
En pratique, cela peut se traduire par 5 à 8 repas par jour, sans manger de manière désordonnée. Par exemple, le petit-déjeuner peut être scindé en deux, le déjeuner également, et le dîner ainsi de suite. Cela permet de savourer des portions plus petites tout en conservant un apport calorique similaire et une répartition équilibrée des macronutriments tels que protéines, lipides et glucides.
Une stratégie contre le grignotage
Damien Galtier souligne que le grignotage est souvent lié à des besoins émotionnels plutôt qu'à une vraie faim. Cette impulsivité alimentaire peut conduire à consommer des produits industriels souvent riches en calories vides, tels que chips ou bonbons. En revanche, le fractionnement des repas, qui est une démarche programmée et planifiée, permet de résister à ces fringales débridées.
Une saine répartition des repas aide également à anticiper les petites faims. Par exemple, si une personne choisit de prendre un laitage à 11h en guise de collation, cela réduit l'envie de grignoter des biscuits dans la matinée. Une collation en milieu d'après-midi aide également à patienter agréablement jusqu'au dîner.
Des repas plus répartis pour une meilleure digestion
Initialement, cette méthode alimentaire était adoptée pour des raisons médicales, notamment après certaines chirurgies digestives. Aujourd'hui, elle est conseillée à toute personne cherchant à améliorer sa digestion tout en maintenant un équilibre nutritionnel. Cette approche est particulièrement bénéfique pour les personnes âgées, les femmes enceintes, ou encore celles ayant des problèmes de glycémie.
Des études, comme celle menée par le Medical Research Council à Cambridge, montrent également que le fractionnement peut contribuer à mieux contrôler la pression artérielle et à diminuer le cholestérol.
Une solution simple pour maintenir un poids équilibré
Enfin, une autre bonne raison de fractionner ses repas est qu'il pourrait favoriser les dépenses énergétiques : la digestion demande effectivement de l'énergie. Cependant, il est essentiel que ce mode de fonctionnement s'adapte aux contraintes de chacun, car certaines personnes peuvent avoir des difficultés à suivre ce rythme dans le contexte de leur travail quotidien.
Pour ceux qui ont tendance à grignoter sans fin, le fractionnement peut ne pas être efficace. Dans ces cas, identifier la source de ces pulsions est primordial. Si elles proviennent d'un ennui, il est conseillé de se consacrer à une activité alternative. Si c'est le stress qui en est la cause, des solutions comme la méditation, le yoga ou même des loisirs créatifs peuvent apporter un apaisement.
Exemple d'une journée type en fractionnement
Petit-déjeuner : 1 boisson chaude (thé, café), 2 tartines légèrement beurrées.
11h : 1 pomme ou compote de pommes, 1 yaourt (30g de fromage).
Déjeuner : Carottes râpées à la coriandre, saumon vapeur avec riz complet et brocolis.
17h : 1 carré de chocolat noir (70%), quelques amandes ou noisettes.
Dîner : Velouté de courgettes, omelette, salade avec pain complet.
22h : 1 poire, 1 yaourt ou fromage blanc.







